Lire la critique complète« [...] avec la voix qu’elle possède, elle offre du personnage une interprétation vocale et scénique totalement bluffante, convaincante, qui vous cloue sur place. [...] depuis Waltraud Meier on n’a pas entendu une Kundry aussi fouillée, aussi intelligente, aussi soucieuse de chaque mot, de chaque couleur, de chaque expression et avec une diction tellement claire, presque cristalline. Tout son chant de séduction est stupéfiant dans la première partie de sa scène avec Parsifal, tout son désespoir est incroyable d’émotion et de vérité dans la deuxième partie : elle remplit la scène au point effectivement que la référence qui vient est celle de Waltraud Meier. Cela signifie que si le chant est intelligent, si on chante avec la tête, on est convaincant, bien au-delà des décibels. Mais cela va au-delà encore : au premier acte où la mise en scène en fait une prostituée, elle remplit déjà la scène avec une force dramatique inouïe, sans chanter grand-chose. Cette Kundry-là, il ne faut pas la manquer, c’est une des plus grandes aujourd’hui. »